L'art de se faire du bien

Les Arts comme vecteur de bien-être

Créer nous fait du bien. C’est ce constat simple, qui nous a donné envie au PAON de démocratiser la pratique des arts plastiques. Une affirmation qui nous paraissait si évidente,  alors que pour beaucoup de gens, elle ne l’était pas. Dans l’inconscient collectif, les arts visuels sont souvent associés à l’artiste génial mais torturé, à un travail passionnel ou laborieux. On parle rarement de l’art qui apaise, qui calme, qui déconnecte du quotidien. Alors prenez une longue “inspire”, on vous explique…

 

L’art nous fait du bien…

… ou en tous cas, on a cette intuition. Est-ce que c’est un ressenti personnel ? En tout cas, on a l’impression de le partager non seulement avec notre communauté d’artistes (bonne nouvelle), mais aussi avec vous. Que ce soit sur le chat pendant les ateliers ou a posteriori sur Instagram, vous êtes nombreux à nous le dire “j’ai l’impression qu’on m’a massé le cerveau” (Farah H.), “on déconnecte et on voyage intérieurement” (Marine D.), “merci pour cette séance méditative” (Geoffroy F.). Alors on a creusé, on a lu des études, on a parlé à des professionnels, on a vu passer des news et les faits sont là : l’art fait du bien.

C’est en tout cas la conclusion d’un rapport, Creative Health: The Arts for Health and Wellbeing, écrit par un groupe parlementaire multipartite anglais, après une enquête de deux ans. Les 3 messages clés du rapport, publié en 2017, sont les suivants : 

  • “Les arts peuvent nous aider à rester en bonne santé, contribuer à notre guérison, favoriser des vies plus longues et mieux vécues.”
  • “Les arts permettent également de relever les défis en matière de santé et de soins liés au vieillissement, à la solitude, et à la santé mentale.”
  • “Les arts peuvent aider à réduire les dépenses dans les domaines de la santé et de la sécurité sociale”

 

La thérapie par l’art

Le rapport qui englobe toutes les formes d’art, donne des exemples intéressants dans des disciplines larges et variées : musique, danse, écriture… mais nous, notre dada, c’est les arts plastiques, alors on est allées demander à Marie Leberquier, artiste-plasticienne et professeur au PAON, plus d’informations sur sa pratique d’art-thérapeute.

Pour Marie, l’art-thérapie est difficile à définir. Mais selon elle, “il s’agit avant tout d’observer et d’accompagner une personne se trouvant en difficulté (physique, psychologique, sociale… ) dans son processus créatif. On peut appeler cela la stratégie du détour ; la personne se rend compte d’elle-même grâce au dialogue et à la création. Parfois il est plus simple de formaliser artistiquement ce qui ne peut pas l’être verbalement.”. Marie nous donne un exemple éloquent “J’accompagne en ce moment des femmes atteintes de cancer à la Maison Rose, un centre qui leur propose des soins adaptés à leur condition. J’ai organisé un atelier de collage sur Zoom pour les faire “parler” de leurs zones de lumières et de leurs zones d’ombre. Alors qu’elles sont arrivées fatiguées et démotivées, elles m’ont dit, et j’ai pu le constater à la fin de l’atelier, qu’elles avaient retrouvé l’élan vital. L’atelier les a remis en mouvement.

Pour accompagner les personnes qu’elle reçoit de la part de psychologues, d’organismes comme la Croix Rouge, ou qui passent simplement devant sa porte, Marie se sert non seulement de la pratique artistique mais aussi de l’observation. Travaillant avec des personnes atteintes de maladies dégénératives, elle nous raconte comment le simple fait de leur permettre de choisir une œuvre et de décrire leurs émotions en la contemplant, peut être libérateur.

En effet, notre cerveau réagit devant l’art : il libère des hormones de plaisir (comme la dopamine et la sérotonine) et en inhibe d’autres (comme le cortisol, hormone du stress). C’est ce qu’explique Pierre Lemarquis, neurologue, dans son livre “L’Art qui guérit”. “Une œuvre d’art sculpte notre cerveau en lui faisant découvrir ce qu’il ne connaît pas. Elle le caresse en lui procurant plaisir et récompense. Ce phénomène a beaucoup été étudié en musique, et nous avons démontré qu’il opère également dans le champ des arts visuels”.

On comprend dès lors que certains gouvernements se soient emparés du sujet pour en faire de véritables politiques de santé. Le Canada par exemple, a lancé en 2019 un projet pilote d’ordonnances muséales. Ce système permet aux médecins de prescrire des ordonnances de visite au musée à leurs patients. A quand les ateliers du PAON remboursés par la Sécu ?! 

Toujours en 2019, c’est l’OMS qui publie un rapport sur les bienfaits de l’art en matière de santé et de bien-être. 

 

L’art au quotidien

Au PAON, on ne fait pas de l’art thérapie* à proprement parler. Mais on essaye quand même de vous partager les bienfaits de la pratique artistique, pour vous accompagner au quotidien avec une recette simple : 

  • On épluche vos complexes et vos inhibitions pour vous aider à retrouver l’enfant artiste qui sommeille en vous. “Quand nous parvenons à nous détacher du résultat le plaisir redevient accessible, qu’on fasse beau ou non.”, nous dit Magali Cazo, artiste et professeure au PAON.
  • On vous saupoudre d’inspirations variées grâce à des artistes expérimentés, qui vous partagent leurs propres techniques de création, vous mettent en mouvement
  • On ajoute une dose de flexibilité pour que vous puissiez ancrer cette pratique dans votre quotidien et en tirer tous les bienfaits à votre rythme.

 

Et pour commencer dès maintenant à vous faire du bien, on vous a concocté 

1. Une sélection de nos ateliers les plus feel good

 

2. Des envolées sonores pour vous accompagner dans vos moments de création

*Intéressé.e par l’art thérapie ? On vous conseille le site de Marie Leberquier pour en savoir plus.